Vélo longue distance : comment planifier son temps en ultra-distance ?
Les conseils d’Axel Carion
La gestion du temps, un enjeu central en ultra-distance
En vélo longue distance, la performance ne se joue pas uniquement sur la vitesse de pédalage. La planification du temps global est un facteur déterminant pour aller au bout d’un défi, préserver son énergie et gagner en confort.
Dans ce nouvel épisode des Rendez-vous d’Axel Carion sur Radio Sports, Axel partage cinq conseils clés pour mieux gérer son temps lors d’épreuves ou de défis d’ultra-distance.
1. Mesurer et contrôler le « temps invisible »
Premier point essentiel : apprendre à identifier ce qu’Axel appelle le temps invisible.
Il s’agit de tous les moments où l’on ne pédale pas :
- arrêts pour se ravitailler
- pauses pour s’orienter
- temps passé à chercher un point d’eau ou un commerce
Axel rappelle que l’on observe souvent le temps de roulage, mais beaucoup moins le temps d’arrêt, alors que celui-ci peut représenter plusieurs heures sur un défi longue distance.
Les montres connectées et les GPS vélo permettent de mesurer précisément ces phases et d’en prendre conscience. Cette analyse est une base indispensable pour progresser.
2. Anticiper et gérer les ravitaillements
La gestion du ravitaillement est directement liée à la planification du temps.
Axel insiste sur plusieurs principes :
- s’hydrater régulièrement
- ne jamais manquer une opportunité de remplir ses bidons
- planifier les zones de ravitaillement, surtout sur des défis de plusieurs jours
La recherche d’eau ou de nourriture peut consommer beaucoup de temps, notamment lorsque l’on roule de nuit. Une bonne anticipation permet de limiter les arrêts longs et d’éviter le stress.
3. Trouver le bon rythme pour durer
Troisième conseil : aller lentement pour aller loin.
En longue distance, rouler trop vite peut sembler efficace à court terme, mais entraîne souvent :
- une fatigue excessive
- des arrêts plus longs pour récupérer
- une perte de temps globale
Axel rappelle que la longue distance est un jeu de résistance. Maintenir un effort modéré et constant permet de rester plus longtemps sur le vélo et d’optimiser le temps total.
4. Intégrer le sommeil dans la planification
Contrairement aux idées reçues, le sommeil n’est pas une perte de temps en ultra-distance.
Axel explique qu’il pratique :
- des micro-siestes
- ou des blocs de sommeil de 3 à 5 heures
Ces temps de repos permettent une récupération neuromusculaire et physiologique, qui se traduit ensuite par :
- une meilleure puissance
- une sensation de fraîcheur
- une progression plus fluide sur le vélo
Planifier le sommeil est donc un levier essentiel pour gagner du temps sur la durée.
5. Prévoir une part d’imprévisible
Dernier conseil fondamental : intégrer l’imprévisible dans la planification du temps.
Une crevaison, une panne mécanique, des conditions climatiques difficiles ou une forte chaleur peuvent ralentir considérablement un défi.
Axel recommande d’intégrer volontairement un pourcentage de temps dédié à l’imprévu :
- si rien ne se passe, c’est du temps gagné
- si un incident survient, le stress est réduit
Cette approche permet de mieux gérer la pression du chronomètre et d’aborder la longue distance avec plus de sérénité.
Une vision globale du temps en ultra-distance
Planifier son temps en longue distance ne consiste pas seulement à rouler plus vite. C’est un équilibre entre :
- gestion des arrêts
- ravitaillement
- rythme
- sommeil
- imprévisible
Ces cinq leviers, combinés, permettent de progresser durablement et d’aborder des défis exigeants avec méthode.
À retrouver sur Radio Sports
Cet épisode s’inscrit dans la série Les rendez-vous d’Axel Carion, consacrée au vélo longue distance, au gravel et à l’ultra-distance, à découvrir chaque semaine sur Radio Sports.
FAQ – Planification du temps en ultra-distance
Qu’est-ce que le “temps invisible” en longue distance ?
C’est le temps passé à l’arrêt : ravitaillement, orientation, pauses diverses, souvent sous-estimé.
Pourquoi le ravitaillement impacte-t-il autant le temps global ?
Parce que chercher de l’eau ou de la nourriture peut prendre beaucoup de temps, surtout la nuit ou en zone isolée.








