Welcome! Tour de France
Et un, et deux, et trois! Les circonstances imprévues ont fait que pour la première fois de son histoire, le Tour de France enchaîne trois Grands départs hors des frontières de l’Hexagone. Copenhague l’an passé – le rendez-vous danois avait été décalé d’un an en raison de l’Euro au Danemark, Bilbao cet été et Florence en 2024 – pour cause de JO à Paris et en France, il y a peu de chances qu’une telle opportunité puisse se renouveler.
Ce tiercé a suscité bien des interrogations et réveillé les critiques qui regrettent que la plus grande course du monde boude, trop souvent à leur goût, le public français quand il s’agit de démarrer l’épreuve en fanfare. A tort.
Le Tour est un étendard du savoir-gagner tricolore mais il appartient au monde entier. Il suffisait de voir hier les drapeaux colombiens le long de la route, mêlés aux oriflammes sud-africains, néerlandais, basques ou anglais. Welcome to The Tour! L’ascension de la côte de Pike, décisive pour l’échappée finale des frères Yates était un volcan. Celle du Jaizkibel, avant de fondre sur San Sebastian, promet les mêmes sommets de popularité. Qui s’en plaindra?
De Bilbao ou de Brest, du Mont Saint-Michel ou de Florence, le Tour embarque dans son barnum des centaines de journalistes, suiveurs et autres officiels venus de l’étranger. Ils témoignent de la passion. Ecrivent leur vision. Commentent leurs frissons. Jamais on a senti le besoin de partager autant cette fête estivale avec tous ceux qui en sont dingues. Le retour en France dès lundi portera la même ferveur. En septembre, c’est la planète rugby qui débarquera dans l’hexagone. En juillet 2024, le monde s’invitera en France pour célébrer les Jeux olympiques et paralympiques. Tous ensemble. Le sport est sans frontières. Ca valait bien le coup d’aller tester de l’autre côté des Pyrénées cet engouement qui monte. Welcome !






