GET V’LOC : l’idée de Dimitri Pasquereau
Get V‘loc : la start-up qui veut transformer les vélos de stock en machines à cash pour les vélocistes
Il a roulé avant de courir. Athlète de haut niveau, d’abord sur un vélo dès l’enfance — le cyclisme comme exutoire pour un gamin diagnostiqué hyperactif — puis sur piste et sur route sur 800 mètres, Dimitri Pasquereau a exploré ses limites avec cette rigueur propre aux sportifs de haut niveau. Aujourd’hui, c’est dans l’entrepreneuriat digital qu’il met toute son énergie, avec un projet qui sent bon le bitume et l’innovation : Get V‘loc.
Un stock dormant, un manque à gagner
Le constat de départ est simple, presque évident une fois qu’on le formule : dans les magasins de vélos, des centaines de machines dorment en rayon. Des vélos d’occasion repris lors d’un échange, des modèles de test, des références qui attendent preneur. Pendant ce temps, ils s’immobilisent, vieillissent et perdent de la valeur.
Get V’loc propose une réponse directe à ce problème : une plateforme digitale de location qui permet aux vélocistes de mettre ces vélos à disposition du grand public. À 30 euros la journée, un vélo qui ne générait rien commence soudainement à rentabiliser sa place dans la boutique.
Co-construit avec le terrain
Pas question ici de tech hors-sol plaquée sur une réalité qu’elle ne comprend pas. Dimitri Pasquereau a travaillé main dans la main avec des professionnels du secteur, dont Mathieu Bernaudeau — fils de Jean-René Bernaudeau, figure historique du cyclisme français — gérant de plusieurs magasins en Vendée. C’est de ce dialogue entre le digital et le commerce physique qu’est née la plateforme.
Lancée en mars, elle compte déjà une dizaine de magasins partenaires et plus de 60 vélos référencés en Vendée et Pays de la Loire. L’expansion nationale est en marche, avec Clermont-Ferrand dans le viseur.
Bien plus qu’une location : un levier commercial
Ce que Get V’loc vend aux vélocistes, ce n’est pas seulement un flux de revenus complémentaires. C’est aussi un outil d’acquisition client. Comment convaincre quelqu’un de mettre 3 000 ou 5 000 euros dans un gravel ou un VAE sans qu’il l’ait jamais essayé ? La location devient alors la meilleure des démonstrations commerciales. Tester avant d’acheter : une logique de bon sens, redoutablement efficace.
Côté logistique, la plateforme prend en charge les réservations, les paiements et les assurances. Les magasins n’ont plus qu’à gérer le check-in et le check-out. Simple, délesté du superflu.
Les défis à surmonter
Tout n’est pas rose sur la route. Le premier obstacle, c’est le calendrier des magasins : souvent fermés le dimanche et le lundi, ils peinent à gérer les retours de location du week-end, moment pourtant stratégique pour les cyclistes amateurs. L’autre défi, c’est culturel : convaincre des commerçants déjà bien occupés d’intégrer un nouveau flux d’activité, même bénéfique.
Mais Dimitri Pasquereau n’en est pas à son premier tour de roue. Et comme tout bon coureur, il sait que les meilleures performances se construisent dans la durée.
Get Véloc : un nom, une ambition
Le passage de « V’loc » à « Get V’loc » n’est pas anodin : c’est un choix marketing et SEO pensé pour conquérir un marché national, voire au-delà. Une plateforme, une communauté d’utilisateurs à construire, et un secteur du vélo à dynamiser — voilà le programme de ce serial entrepreneur qui n’a décidément pas raccroché les pédales.






