le diagnostic de Mr route du Tour, sur l’étape 15
Deuxième incursion dans les montagnes pyrénéennes, et sans doute la plus délicate à aborder, avant même que la précédente ne soit digérée. Pas moins de cinq ascensions au programme de ce 14 juillet, qui devrait nous réserver bien des coups de pétard !
Le cocktail imaginé par le Tour a de quoi donner le tournis. Etape marathon, avec presque 200 kilomètres à parcourir. 4 cols de première catégorie, des classiques parmi les classiques, dont le premier qui va cueillir à froid le peloton déjà émoussé par deux semaines de compétition et l’arrivée au Pla d’Adet. Une deuxième arrivée consécutive en altitude après Saint-Lary. 4850 mètres de dénivelé positif, le tout un dimanche de Fête Nationale. Le long du tracé, et surtout en montée, on attend un public fervent, bariolé, agitant drapeaux et cocardes. Espérons voir un Français se distinguer, ou au moins tenter une échappée, même si la statistique et l’état des forces laissent peu d’espoirs aux tricolores. Gageons seulement que le spectacle soit au rendez-vous et que m les montagnes n’accouchent pas de leur sempiternelle souris, à l’issue d’une journée cadenassée se résumant à une course de côte dans la montée vers Beille

Au départ de Loudenvielle, au bord du lac, les coureurs attaqueront la montée du col de Peyresourde dès le Km 0. Le traditionnel col de 1ère catégorie (km 7), roulant et large, ne présente pas de difficulté majeure, à l’exception des 6,9 km à 7,8 % ! S’en suivra une longue et rapide descente, jusqu’au sprint de Marignac (km 37). Reprise des hostilités avec le col de Menté (km 50), lui aussi un habitué du Tour, classé également en 1ère catégorie (9,3 % à 9,1 %). Après une courte descente, la course abordera le Portet d’Aspet (1ère cat, 4,3 km à 9,6 %). C’est là, au cœur de la forêt de la Paloumère que Fabio Casartelli avait perdu la vie en 1995, chutant sur les funestes parapets en béton. De cette tragédie est né le partenariat entre les services routiers (DDE, puis Départements) et le Tour. Une traditionnelle gerbe sera déposée devant la stèle en l’honneur du jeune champion disparu. La course poursuivra sa route, avec soixante bornes moins éprouvantes pour arriver au pied du col assez régulier d’Agnes, au km 138 (1ère cat., 10 km à 8,2 %). La partie sommitale du port de Lers sera de la partie, pour le plaisir, avant de descendre en creux de vallée et d’en terminer au plateau de Beille (7ème arrivée), après une dernière montée hors catégorie de 15,8 km à 7,9 %, comptant quelques secteurs encore plus rudes. Fin du marathon des cimes, avant le bal des pompiers et la journée de repos bien méritée, après tout de même 250 bornes de transfert. Quand on aime, on ne compte pas !
