Le diagnostic de Mr Route du Tour pour l’étape 13, Agen-Pau
Le Tour a ses habitudes, ses routines et ses récurrences, presque ses manies de vieux garçon ! On citera les incontournables dépôts de gerbes au passage des monuments érigés en l’honneur des siens, les cols mythiques et leurs anecdotes, passages obligatoires et réguliers pour comparer les temps, les performances et maintenir en haleine le spectateur. Et bien entendu, ces régions amies, ces départements fidèles et ces villes inévitables quand la Grande Boucle pose ses valises dans le coin. On nommera au hasard la Bretagne, terre de vélo, que le Tour retrouve régulièrement, alors même que l’Armorique s’avère somme toute assez peu pratique à rejoindre et à quitter. On verra ça l’an prochain ! On évoquera « les » Savoie, et les Pyrénées, Atlantiques certes mais aussi et surtout Hautes, pour leurs cols et leur accueil. Et au titre des villes, l’inévitable Pau, tremplin d’envol ou d’atterrissage des cimes du Sud-Ouest. Et à chaque passage, ces sourires épanouis de l’édile local et du Grand Prêtre de l’épreuve, avec cette phrase désormais gravée dans le marbre : « Les Pyrénées aiment le Tour et le Tour le leur rend bien ! ». La statistique le confirme. Avec 75 participations, Pau prend la troisième place des villes les plus visitées, juste après Paris (145) et Bordeaux (82) et avant Bagnères-de-Luchon (59) Lentement mais surement, Pau remonte vers la deuxième place, surtout depuis que la Perle d’Aquitaine n’a plus la même cote que par le passé.

D’Agen à Pau, l’étape sera ici encore probablement dévolue aux sprinteurs, sur 165 kilomètres plats et sans difficulté majeure. Pour la beauté du geste, deux côtes (seulement) seront répertoriées, sur le dernier tiers de la journée. A environ mi-parcours (km 91), les aficionados du maillot vert passeront en tête au sprint de Nogaro (à deux pas du circuit, arrivée de la quatrième étape partie de Dax l’an dernier). C’est une fois dans les Pyrénées-Atlantiques que les échappés (souhaitons-le) franchiront au km 127 la côte de Blachon (4ème cat., 1,5 km à 6,9 %) et au km 136, celle de Simacourbe (4ème cat., 1,8 km à 6,4 %). Pas certain que le groupe de tête ne l’emporte, sur l’incontournable mais si pratique d’accès place de Verdun.
Désormais au pied des Pyrénées, les prétendants à la victoire finale auront la soirée pour réviser leurs classiques, en attendant les grosses explications futures.
Pour les équipes des Départements de France, le plus dur reste à venir. Sur les routes de l’étape du jour, ils n’auront que de maigres interventions pour compléter le travail remarquable des équipes locales, habituées depuis des lustres au passage de la course.
