Le Maroc n’a pas tout à fait perdu la Coupe d’Afrique des Nations : quand la CAN devient un levier touristique et économique majeur
Bien entendu la défaite est amère surtout quand, de surcroit, on est le pays organisateur de cette grand-messe du football africain. Surtout aussi quand pendant toute la durée de la compétition de Tanger à Ouarzazate et de Marrakech à Essaouira on a rêvé à une retour de la coupe dans le royaume Alaouite 50 ans après sa dernière victoire.
CAN 2025 : une déception sportive, un succès touristique et économique pour le Maroc
Mais voila, comme le disent les commentateurs sportifs : « c’est la glorieuse incertitude du sport. »
Pourtant le Maroc n’a pas tout perdu et notamment si l’on observe les résultats du point de vue économique. En effet le royaume à enregistré en 2025 et notamment juste avant le début de la CAN une hausse de sa fréquentation touristique de 14% par rapport à 2024 et notamment dans les villes recevant la compétition. Mieux encore. Si l’on en croit le site hôtel.com le nombre de demandes pour la seule ville de Rabat, la capitale, à progresse de 50% par rapport à la même période de 2025.
Au total le pays a reçu en 2025 pas moins de 20 millions de touristes qui ont fait entrer 13 milliards de dollars dans les caisses de l’économie marocaine. Pour les observateurs, pas de doute, ce résultat est du en grande partie à « l’effet CAN » mais aussi, il faut le reconnaitre, aux efforts des professionnels marocains pour améliorer la qualité de service dans le royaume.
Et le Maroc ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Le gouvernement de Rabat indique en effet clairement que l’objectif est désormais pour lui d’atteindre les 26 millions de visiteurs à l’horizon 2030 lorsqu’aura lieu au Maroc mais aussi en Espagne et au Portugal la Coupe du monde de football 2030.
Bref même du point de vue sportif, le royaume s’est incliné. Le moins que l’on puisse dire c’est que du point de vue économique Rabat a remporté la compétition avec des retombées estimées pour le pays à 1,2 milliards d’euros avec notamment une hausse de la consommation de 25 à 30%. Mieux enfin Ryad Mezzour, le ministre marocain du commerce et de l’industrie affirmait ces jours derniers que le pays avec la CAN a gagné une dizaine d’années de développement en matière d’infrastructures.
C’est ce que disait déjà en 1992 Pascal Maragall, alors maire de Barcelone, et qui estimait que les grandes compétitions mondiales comme les coupes du monde ou les jeux olympiques étaient de « nobles prétextes citoyens » pour développer des villes ou des pays.
Donc non, le Maroc n’a pas totalement perdu la CAN.
Lecture tourisme & territoires : la CAN comme accélérateur d’attractivité
Au-delà du football, cette Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc a agi comme une vitrine internationale pour les destinations du pays. Des villes hôtes aux régions périphériques, l’événement a favorisé :
- une hausse mesurable des réservations hôtelières,
- une meilleure exposition médiatique des territoires,
- une montée en gamme des services touristiques,
- des investissements structurants en infrastructures de transport et d’accueil.
Dans une logique de tourisme sportif durable, la CAN s’inscrit ainsi comme une étape clé dans la stratégie marocaine de long terme, à quelques années d’un rendez-vous planétaire majeur.
FAQ – Maroc, CAN et tourisme
Le Maroc a-t-il bénéficié économiquement de la CAN 2025 ?
Oui. Malgré la défaite sportive en finale, les retombées économiques sont estimées à environ 1,2 milliard d’euros, avec une hausse de la consommation évaluée entre 25 et 30 %.
La CAN a-t-elle eu un impact sur le tourisme au Maroc ?
Oui. La fréquentation touristique a progressé de 14 % par rapport à 2024, avec des pics de demandes dans les villes hôtes comme Rabat, Marrakech, Tanger ou Essaouira.
Combien de touristes le Maroc a-t-il accueillis en 2025 ?
Environ 20 millions de visiteurs, générant près de 13 milliards de dollars de recettes pour l’économie nationale.
Quel est l’objectif touristique du Maroc à l’horizon 2030 ?
Le gouvernement marocain vise 26 millions de visiteurs annuels, notamment grâce à l’accueil conjoint de la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal.
La CAN peut-elle être considérée comme un levier de développement durable ?
Oui. Selon les autorités marocaines, l’événement a permis d’accélérer le développement des infrastructures et de gagner près de dix années en matière d’équipements et d’aménagements.








