Champions d’Europe des tribunes
Les supporters français, les plus bruyants d’Europe : une ferveur qui dépasse le terrain.

Les tribunes françaises ne font pas semblant.
Selon une étude mandatée par Enterprise, partenaire officiel de l’UEFA Europa League et de l’UEFA Conference League, et réalisée par l’institut OnePoll auprès de 5 000 supporters issus des cinq grandes nations européennes du football (France, Espagne, Angleterre, Allemagne, Italie), les fans tricolores sont tout simplement les plus bruyants d’Europe.
Un tiers du match à chanter
Premier enseignement marquant : les supporters français passent en moyenne un tiers du match à chanter et scander des hymnes dans les tribunes. Un chiffre légèrement supérieur à celui de l’Allemagne (32 %), mais nettement plus élevé qu’en Angleterre, où les chants occupent moins d’un quart du temps de jeu.
Cette statistique ne dit pas seulement quelque chose du volume sonore. Elle révèle une culture. En France, le stade n’est pas un simple lieu de spectacle, c’est un espace d’expression collective. Les virages s’organisent, les chants se transmettent, l’ambiance devient un acteur à part entière du match.
Marseille, capitale nationale de l’expérience supporter.

Sans surprise, Marseille arrive en tête des destinations françaises préférées pour vivre « la beauté d’un match », avec 29 % des votes. La cité phocéenne devance Paris (24 %) et laisse loin derrière Lyon et Strasbourg (7 % chacun).
L’Orange Vélodrome s’impose ainsi comme un symbole : celui d’un football populaire, incandescent, viscéral. L’expérience dépasse le rectangle vert. Elle englobe la ville, son histoire, son identité.
Londres, Barcelone, Madrid : les rêves européens des fans français.
À l’international, les supporters français gardent l’esprit voyageur. Malgré la météo capricieuse, l’Angleterre est la destination étrangère la plus plébiscitée (32 %) pour assister à un match, devant l’Espagne (22 %) et l’Italie (11 %).
Côté villes, Londres arrive en tête des envies (22 %), talonnée par Barcelone (20 %) et Madrid (19 %). Des choix qui traduisent à la fois l’attrait des grandes affiches européennes et le prestige des stades mythiques.
Fidèles jusqu’au bout du coup de sifflet
Autre enseignement significatif : les supporters français sont les moins enclins à quitter un match avant la fin. Moins de la moitié reconnaissent avoir déjà quitté un stade avant le coup de sifflet final.
À l’inverse, les départs anticipés sont bien plus fréquents en Angleterre (62 %) et en Italie (64 %). Là encore, la différence est culturelle. En France, on reste. Par principe. Par fidélité. Par espoir aussi.
Le club avant le résultat
L’étude met en lumière un attachement profond qui dépasse la performance sportive. 76 % des supporters interrogés se disent prêts à voyager trois heures ou plus pour assister à un match de leur équipe, quelle que soit la météo — ou le score.
Plus révélateur encore : 67 % estiment que les performances sur le terrain ne sont pas ce qui compte le plus. Ce qui prime, c’est l’histoire du club, l’ambiance, le lien avec la communauté.
Le football devient alors un marqueur identitaire. On ne soutient pas seulement une équipe, on défend un héritage.
Les héros de l’ombre enfin reconnus
Cette étude s’inscrit dans le cadre du lancement de la campagne « Enterprise Real Club Legends », destinée à mettre en lumière les supporters dévoués, les bénévoles et les employés qui œuvrent dans l’ombre les jours de match.
En France, le message résonne particulièrement fort :
- 93 % des supporters estiment que les bénévoles et employés de club ne reçoivent pas l’attention qu’ils méritent.
- 92 % considèrent que les acteurs hors du terrain sont tout aussi importants, voire plus, que les joueurs eux-mêmes.
Kyle Sanborn, vice-président mondial de la stratégie de marque et de l’activation marketing d’Enterprise Mobility, résume cette dynamique :
« Notre nouvelle étude souligne l’incroyable sens de la communauté et la fidélité que les supporters apportent aux clubs de football dans toute l’Europe. On peut sentir une envie de plus en plus forte d’honorer les héros de l’ombre qui veillent au bon déroulement des matchs. »
Une culture de la ferveur
Au-delà des chiffres, cette étude dessine le portrait d’un supporter français engagé, bruyant, fidèle et profondément attaché à la dimension collective du football.
Dans un contexte où le football européen s’internationalise, se financiarise et se digitalise, la tribune française rappelle une chose simple : le cœur du jeu bat toujours dans les gradins.
Et visiblement, il bat plus fort qu’ailleurs.
« Etude OnePol pour ENTERPRISE »








