L’IRLANDE VEUT ENTRER DANS L’HISTOIRE
Le choc de samedi soir au Stade de France (21 heures) diffuse depuis une semaine son parfum de mystère avant que les deux XV s’affrontent. On peut s’arrêter sur le parcours des deux formations pour y déceler les détails qui changeront peut-être tout.
En poule, l’Irlande, impressionnant n°1 mondial, a concassé ses adversaires et même dominé difficilement l’Afrique du Sud, championne du monde en titre et bien malheureuse dans ses coups de pied contre les Irlandais le 23 septembre, déjà au Stade de France (défaite 8-13). Revoilà les Verts en quarts de finale du Mondial. Depuis la création de la Coupe du monde, ils ne sont jamais allé plus loin. Une anomalie quand leurs voisins britanniques (Galles, Ecosse et Angleterre) ont tous réussi à intégrer au moins une fois le dernier carré. Une réussite qui colle aussi au CV du XV de France.
Cette fois sera-t-elle la bonne? Arrivera-t-elle à briser cette malédiction? L’Irlande arrive en position de force par son classement mondial, ses succès (grand Chelem dans le Tournoi 2023) et quelques autres qualités plus techniques. Elle va jouer au Stade de France son 3ème match dans ce mondial. Elle y a ses repères. Une particularité qui a peut-être son importance quand on sait la ferveur des supporters irlandais qui cdevraient être encore les plus nombreux samedi soir.

Côté statistiques, World Rugby a noté que, parmi les huit quarts-de-finalistes, les Irlandais sont ceux qui gagnent le plus grand nombre de ballons de récupération (5,3 par match) et ont la moyenne la plus basse de pénalités contre eux (9,3). Une telle discipline et la capacité à récupérer le ballon dans les rares occasions où ils ne l’ont pas déjà, voilà ce qui rend cette équipe irlandaise si difficile à briser.
En face, la Nouvelle-Zélande reste un monstre. Le palmarès des triple champions du monde est une carte de visite qui impressionne toujours. Une seule fois depuis 1987, les All Blacks n’ont pas passé l’obstacle des quarts de finale. C’était en 2007 et la défaite face à la France à Cardiff (18-20).
Si on cherche les surprises, on peut ajouter que le 8 septembre dernier, pour la première fois les Blacks ont également été battus en phase de poule, dominés par la France (13-27). L’ennui avec les Néo-Zélandais, c’est qu’ils répètent rarement deux fois de suite la même erreur. Revenu au complet, l’effectif des Blacks a fait tourner le compteur en poule. 253 points marqués (contre 190 par les Irlandais face à la Roumanie, le Tonga, l’Afrique du Sud et l’Ecosse).

Là aussi les chiffres fournis par World Rugby éclairent la réflexion. Le XV néo-zélandais est celui qui qui bat le plus grand nombre de défenseurs en moyenne par match (39,0). Il affiche la deuxième vitesse de sortie de ruck la plus rapide (3,43 secondes) et le pourcentage le plus élevé de lancement à plus de 30 mètres de leur ruck précédent (14%). En un mot, les All Blacks vont vite. Très vite. En face les Irlandais savent dresser un immense mur vert. Très compact.
La terre va trembler au Stade de France. Ce n’est pas un hasard si l’arbitrage a été confié au plus expérimenté d’entre tous : l’anglais Wayne Barnes qui boucle (un record) sa 5ème Coupe du monde.
Pour conjurer le mauvais sort et le souvenir de leur seule défaite en Coupe du monde contre les Blacks (en quarts de finale en 2019 au Japon, 14-46), les Irlandais de Jonathan Sexton, présent au Japon comme quelques-uns de ses coéquipiers internationaux cet automne, avancent d’autres chiffres. En tournée estivale, les Verts sont allés gagner leurs deux test matches en Nouvelle-Zélande en 2022. Et ça, les All Blacks ne l’ont pas oublié.
Ce choc est à suivre en direct sur Radio sports samedi 14 octobre dès 20h30 avec l’avant-match de Christophe Pacaud et sa bande
Continuez avec nos univers, nos émissions et le direct.
Retrouvez nos replays, nos formats audio et les grands dossiers sportifs suivis par la rédaction.
Radio Sports est aussi sur vos plateformes d’écoute.
Abonnez-vous pour retrouver les épisodes et les formats audio dès leur publication.







