Fuites urinaires pendant un entraînement, sensation de pesanteur dans le bassin, gêne à l’effort… Certains symptômes peuvent affecter la pratique sportive et la qualité de vie des femmes. Derrière ces manifestations parfois difficiles à évoquer se cachent notamment les troubles du plancher pelvien et le prolapsus. Deux problèmes distincts, qu’il est important de comprendre pour mieux les prendre en charge.
Le périnée, un acteur discret de la pratique sportive
Courir, sauter, soulever une charge ou simplement effectuer certains mouvements sollicite le périnée, également appelé plancher pelvien.
Cet ensemble de muscles et de tissus de soutien, situé dans la partie inférieure du bassin, joue un rôle essentiel dans le maintien des organes pelviens, le contrôle urinaire et intestinal ainsi que la fonction sexuelle.
Dans la pratique sportive, il est notamment sollicité lors des efforts qui augmentent la pression à l’intérieur de l’abdomen.
Pourtant, son fonctionnement reste souvent méconnu. Les troubles qui peuvent l’affecter sont parfois minimisés, voire considérés comme une conséquence normale de l’âge, d’une grossesse ou d’une activité physique intense.
Troubles du plancher pelvien et prolapsus : quelle différence ?
Un communiqué diffusé en octobre 2026 par INTIMINA, marque spécialisée dans le bien-être intime féminin, rappelle une distinction importante.
Les troubles du plancher pelvien concernent principalement le fonctionnement des muscles du périnée. Ceux-ci peuvent être insuffisamment toniques, trop contractés ou manquer de coordination.
Ils peuvent notamment se manifester par :
- Des fuites urinaires pendant la course, les sauts ou certains exercices.
- Des envies fréquentes d’uriner.
- Des douleurs ou une sensation de pression pelvienne.
- Des difficultés à vider complètement la vessie ou les intestins.
- Des difficultés à contracter ou à relâcher correctement les muscles périnéaux.
Le prolapsus des organes pelviens, communément appelé « descente d’organes », correspond quant à lui à une défaillance des structures de soutien. Un ou plusieurs organes, comme la vessie, l’utérus ou le rectum, descendent de leur position habituelle et peuvent déformer la paroi vaginale.
Il peut provoquer une sensation de lourdeur, une pression vaginale ou l’impression qu’une boule apparaît au niveau du vagin.
Les deux problèmes peuvent coexister, et certains symptômes sont similaires. Un examen médical est donc nécessaire pour établir le diagnostic.
Pourquoi les sportives sont-elles concernées ?
Le périnée est sollicité dans de nombreuses disciplines sportives.
Certaines activités comportant des impacts répétés, des sauts ou des efforts importants peuvent augmenter les contraintes exercées sur les structures pelviennes.
C’est notamment le cas dans certaines situations rencontrées en course à pied, en gymnastique, en trampoline, en sports collectifs ou en musculation.
Cela ne signifie pas que ces disciplines provoquent systématiquement des troubles, ni qu’elles doivent être évitées.
Les facteurs sont multiples. La grossesse, l’accouchement, le vieillissement, la ménopause, la constipation chronique ou encore une toux persistante peuvent également intervenir.
L’enjeu est plutôt de reconnaître les signes inhabituels et d’adapter la pratique lorsque cela est nécessaire.
Les fuites urinaires pendant le sport ne doivent pas être banalisées
Une fuite urinaire lors d’un saut, d’un sprint ou d’un effort intense peut sembler anodine.
Certaines femmes choisissent de ne pas en parler, d’adapter discrètement leur entraînement ou d’abandonner certaines activités.
Pourtant, ces manifestations méritent une attention particulière. Elles peuvent révéler un trouble fonctionnel susceptible de bénéficier d’une prise en charge.
La première étape consiste à en parler à un professionnel de santé : médecin, sage-femme ou kinésithérapeute spécialisé dans la rééducation périnéale.
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